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SITUATION GÉOGRAPHIQUE ET CONDITIONS NATURELLES
Gyergyóremete (Remetea), l’une des grandes communes du département de Harghita, se situe au nord-ouest de la dépression de Gyergyó (Giurgeu), au pied des monts d’origine volcanique de Görgény (Gurghiu), a 750 metres d’altitude. La superficie de la commune est de 10.600 hectares, dont 462 de zones bâties. D’apres le recensement de 2002, la population de la commune s’éleve a 6348 habitants.
Voici comment Orbán Balázs présente la position géographique du village : « Remete s’étend de maniere tres romantique en face de Ditró (Ditrău), sur la butte de la rive gauche du Maros (Mureş), dans la vallée de Kőpatak ».
Le relief est caractéristique des dépressions intramontagnardes. A la plaine, formée par les alluvions du Maros (Mureş), se succedent des collines, séparant des vallons que parcourent de petites rivieres, puis les monts de Görgény, formations volcaniques du néogene. La roche dominante est l’andésite. Le voyageur qui arrive dans la commune sera surpris par le spectacle magnifique des Monts de Görgény du Nord, visibles depuis Remete : Kereszthegy (1517m), Kecskekő (1483m), Öreghegy ou Bătrîna (1634m), sommets les plus élevés du volcan éteint de Fancsal (Fâncel).
LE CIMAT
Le climat, typique des zones intramontagnardes, offre des hivers rigoureux et assez longs et des étés courts mais relativement chauds. La température moyenne annuelle est de 5,1-5,5 degrés. La durée annuelle d’ensoleillement est de 1600 a 1700 heures. Le taux d’humidité relative est important : des octobre et jusqu’au début de l’été il peut dépasser 80%, en juillet il est d’au moins 70% ; ce qui explique la formation assez rapide et durable de brouillards ou de brumes.
La moyenne annuelle d’ensoleillement atteint a peine 80 jours alors que que le nombre de jours de gel peut atteindre 160. Les gels tardifs de printemps sont tres fréquents, se prolongeant parfois meme jusqu’en juin ; il en est de meme en automne, ou les gels peuvent apparaître des septembre. Mais un long et agréable automne compense tout.
Les précipitations moyennes annuelles varient entre 600 et 1000 mm/m2.
Le Maros, la riviere la plus longue de Transylvanie, traverse Remete ; sa longueur totale est de 830 km, dont 768 sur territoire roumain. Le Maros prend sa source a une trentaine de kilometres de Remete, dans le département de Harghita, qu’il parcourt sur quatre-vingts kilometres ; il arrive chez nous du sud et, apres de grands méandres, quitte la commune en direction du nord. Son nom est d’origine celtique : «muor», marais et «acha», riviere, c’est-a-dire «moraha», riviere de marais.
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Les affluents du Maros situés sur le territoire de la commune sont, a l’ouest, le ruisseau Kőpatak, qui traverse le centre du village, le ruisseau Eszenyő, avec ses deux affluents Veszes et Kecskekő et la riviere Martonka, qui a donné son nom a un hameau du nord de la commune, hameau dont le dépeuplement a débuté dans les années 70.
A l’est, ses affluents sont les ruisseaux Güdüc et Ditró.
ACCES A REMETE
En train, on descend a la gare de Ditró (Ditrău), située a 2 km du centre de notre commune, sur la ligne 400 Brassó - Szatmárnémeti (Braşov - Satu Mare).
En voiture, on parvient au village de Ditró depuis Gyergyószentmiklós (Gheorgheni) ou Maroshévíz (Topliţa), par la nationale DN 12 (E578). Une intersection vers Remete et le franchissement de la voie ferrée et du Maros permettent, 4 km plus loin, d’atteindre le centre de la commune.
STRUCTURE DE LA LOCALITÉ ET TOPONYMIE
Le Maros (Mureş), avec la butte surplombant sa rive gauche, et le ruisseau Kőpatak ont déterminé la structure et la configuration du village.
Le centre de la localité était cette butte sur laquelle fut bâtie l’église et que les habitants appellent «Bánya» (carriere). Autrefois, quand les forets s’étendaient jusqu’a proximité des berges, les premiers habitants se sont installés sur cette hauteur pour se mettre a l’abri des crues du Maros. Le village s’est également développé le long du cours inférieur de Kőpatak ainsi que sur la colline surplombant ce ruisseau.
A partir de la deuxieme moitié du 18eme siecle, la localité s’est beaucoup étendue. Les rues secondaires et les hameaux alentour se forment. En 1751 on mentionne le quartier «tul’a Maros Felül», qui se situait probablement a la place de l’actuelle rue Borviz ou Fürdő. En 1773, il est fait pour la premiere fois mention des quartiers Alszeg, Fenek et Tolvajos. Cette meme année sont cités les moulins d’Eszenyő, qui servaient a scier le bois et dont les propriétaires étaient des serfs des Lázár.
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La création des hameaux est liée a l’élevage bovin et a l’exploitation des cours d’eau. Dans la vallée d’Eszenyő apparut un noyau d’habitations du meme nom, qui possédait des moulins pour scier le bois, moudre la farine, laver et fouler la laine. Au début du 20eme siecle, 18 moulins a farine étaient en fonction. Au nord du village des hameaux se formerent : a 11 km apparut Kicsibükk et a 6 km Martonka. Ces deux localités sont aujourd’hui quasiment dépeuplées, suite a la politique visant la démolition des villages menée par le régime communiste au cours des décénies 1970 et 1980. |
Le quartier de Csutakfalva, dans la partie supérieure de Kőpatak (ruisseau de Kö), fut édifié dans les années 1830, suite a des déboisements, comme l’indique son nom, csutak signifiant souche et falva village. Sa partie supérieure s’est dévelopée apres un grand incendie survenu en 1892.
Comme mentionné plus haut, le centre administratif de la commune se situa pendant de nombreuses années sur la butte Hadnagy. Les bâtiments imposants édifiés a la fin du 19eme siecle par les Arméniens et la famille sicule Puskas autour de la place du marché ont dessiné l’actuel centre, que les villageois appellent aujourd’hui Piac (Marché) et qui compte encore la mairie, la maison de la culture, le dispensaire, l’école centrale, la poste, deux immeubles et des commerces.
La construction de la fabrique de lait en poudre, au nord du village, est en grande partie a l’origine du développement du quartier d’Alszeg. |
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TELEPÜLÉS RÉSZEI
La commune, qui compte environ 6000 habitants, peut etre divisée en plusieurs quartiers:
- KÖZPONT (centre): entre la butte de l’église et le cours inférieur de Kőpatak
- TÚLAMAROS: quartier sur la rive droite du Mures, traversé par trois rues.
- RÉTALJA: le cours moyen du Kőpatak
- CSUTAKFALVA: entre le cours supérieur du Kőpatak et la rue allant jusqu’a Kőláb.
- BAKÓ, EBHÁT (dos de chien), TOLVAJOS (voleurs): sur les collines situées au sud du Kőpatak, BERNÁT-KÜLSŐ ÚT: sur celle située au nord.
- ESZENYŐ: le long du ruisseau Eszenyő.
Les noms des quartiers, des hameaux et des lieux-dits ont peu changé au cours des siecles. Tout au plus, la nature de certains terrains a l’origine de ces noms a-t-elle évolué: forets devenant pâturages, terres arables devenant terrains bâtis, etc…
Il est intéressant de signaler quelques particularités locales concernant l’origine de l’appellation de certains lieux-dits:
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« Bükk » (Hegyesbükk, Eszenyőbükk, Bükkútja, etc.). Bükk sigifie hetre et on trouve cette essence dans la région mais dans une proportion négligeable par rapport au sapin. C’est en fait sa rareté qui le distingue et donne un sens a son utilisation toponymique. Meme explication pour les noms suivants : Juharos (lieu ou pousse l’érable), Cserés (espece de chene), Cseresznyés (lieu ou l’on trouve des cerisiers).
« Vész » (Malnavész, Lukácsvesze, Gergelyvesze, etc. Un vész est un terrain recouvert de rejets, suite a un déboisement. Ce terrain est rapidement envahi de framboisiers et autres buissons. Vész est synonyme de vessző, qui signifie verge.
« Rez » (Lórez, Laczkók reze). A Gyergyó et a Csik on trouve de nombreux endroits portant ce nom, que l’on ne peut faire dériver des mots réz, cuivre, ou rész, part (de qqch). Rez désigne des sommets et des cretes allongés, couverts de forets de sapins.
« Lok » est un nom d’origine slave. Dans les montagnes, le long des rivieres, se trouvent des terrains marécageux, sortes d’herbages, qui peuvent etre progressivement recouverts de forets, sans que le nom change. Cette appellation est tres fréquente en pays sicule.
On peut également relever quelques mots du patois local qui contiennent les caractéristiques des lieux-dits ; étant donné qu’ils sont tres répandus, aucun d’eux n’est éponyme:
« üver »: vallée étroite entre monts et collines. La fermeture a la partie supérieure de la vallée s’appelle la tete de la vallée.
« csigojas »: lieu humide ou poussent les saules. Á Remete l’osier est également appelé « csigoja ». Une saulaie est un pâturage ou un herbage de faible valeur.
« cseplesz » ou « csetten »: végétation qui recouvre les terrains déboisés ; c’est un terrain qui ne vaut rien et constitue le refuge favori du gros gibier.
« honcsok »: terrain marécageux. Apres la mort des fibres végétales, apparaissent des renflements sur le sol. On appelle aussi « honcsokos » les terrains couverts de fourmilieres.
« sátés »: terrain humide, marécageux et difficile a utiliser comme herbage ou comme pâturage, appelé également «selymék».
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